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Les artisans du bâtiment s’accrochent pour limiter la casse


Comme tous les ans, la CAPEB a donc pris le pouls des artisans, dans les cinq départements de la région.

Dans la Sarthe, ils sont 113 à avoir répondu à un questionnaire qui a été distribué en septembre dernier. Juste avant que la situation ne se détériore brutalement : « depuis début octobre, les choses se sont soudainement compliquées, avec à la clé plusieurs dizaines de dépôts de bilan », explique en effet Jean Simon, le secrétaire général de la CAPEB Sarthe. Et, comme c’est toujours le cas en temps de crise, ce sont en règle générale les plus fragiles qui trinquent.

Des efforts pour ne pas licencier

« Parce que depuis 2008, les trésoreries souffrent du fait de délais de paiement qui s’allongent, et de prix en baisse. Certains se retrouvent en grandes difficultés. Notamment les entreprises récentes, ou ceux qui ont investi de façon imprudente dans les énergies renouvelables sans diversifier leur activité. Ils étaient débordés de boulot jusqu’en 2007 ou 2008, n’ont pas trop fait de commercial, n’ont pas forcément été suffisamment à l’écoute de leur clientèle. » Et avec la chute brutale des commandes, ils paient les pots cassés. « Pour autant, et contrairement à ce que nous avions vécu durant la période de crise des années 90, les artisans font tout pour conserver leurs équipes, pour ne pas licencier. » Du coup, en un an, le secteur a limité la casse à ce niveau, avec 292 salariés de moins.

S’adapter à une situation nouvelle

Ce qui aurait pu être bien pire étant donné le contexte. Agravé selon les responsables du CAPEB par le plan de rigueur annoncé par le Gouvernement au début du mois de novembre.
Néanmoins, « nous ne sommes pas foncièrement pessimistes », insiste Jean Simon. « Tout n’est pas si sombre, à condition de s’adapter. L’avenir se situe du côté du marché de la rénovation énergétique, du côté aussi de celui de l’adaptation du logement au handicap du fait du vieillissement de la population. Un futur existe, à condition de se former. Les artisans doivent aussi apprendre à vendre, à établir des devis, à calculer le prix de revient de leur entreprise. » Bref, de devenir davantage des gestionnaires et des comptables. De tout prendre en compte, de viser au plus juste, et d’anticiper
 

 

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